17 • Palais Fronteira, 001 • Lisbonne, (Port.)• Anonyme 1660 • (Pdv 2011)

Eloge du merveilleux

Un dicton vénitien rappelait que les vénitiens finançaient tandis que les portugais naviguaient. Il semble difficile d’imaginer une époque où les navires quittaient Lisbonne et Porto pour voguer jusqu’à Macao ou vers les côtes du Brésil. Et y amasser des richesses considérables, dont le Palàcio Fronteira témoigne aujourd’hui et entretient la nostalgie d’un Portugal alors au sommet de sa puissance. La richesse figurative des fresques des jardins, les matériaux utilisés, l’agencement des espaces, tout ici, est signe de raffinement et de goût. Même l’ironie de certaines scènes, semble bien douce en regard des douleurs accumulées pour une telle accumulation de richesses. L’histoire, bonne fille, ne garde que l’image, en oubliant le sens. Ce Neptune accoudé et songeur, rêve-t-il de tous les portulans inscrits dans sa mémoire ?